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18 MARS : Grève unitaire dans la fonction publique

mardi 21 février 2006

Les raisons de la colère

Nombre d’élèves par enseignant !

En France, la moyenne à l’école primaire est de 22,7 élèves alors que dans les pays de l’OCDE elle est de 21,3 et 19,9 dans les pays de l’union européenne. En maternelle, la moyenne du nombre d’élèves pour un enseignant dans les pays de l’OCDE est de 14,4 et de 13,1 dans l’UE alors qu’en France, elle est de 21,1. Un tel retard dans les taux d’encadrement des élèves nécessite d’y consacrer les moyens nécessaires par un plan de rattrapage de grande ampleur !

L’emploi dans le 1er degré

Lorsque le DASEN du Doubs annonce en CAPD que de septembre 2013 à fin février 2014, le nombre d’absences non remplacées s’élève dans le DOUBS à 1264 jours non remplacés, soit l’équivalent de 20 équivalents temps plein si l’on considère le seul mois de janvier, on ne peut que défendre l’idée que l’Éducation Nationale doit recruter davantage. Il est intolérable pour les enseignants, pour les élèves et pour les familles que l’Éducation Nationale ne soit pas en mesure de remplacer sur des périodes allant jusqu’à plusieurs semaines d’affilées.

Salaire !

Depuis 2010, les professeurs des écoles (cadre A) sont recrutés à niveau master. Leur rémunération est pourtant, selon la cour des comptes (mai 2013), inférieure de 35 % à celle d’un cadre non enseignant de la fonction publique. Comparé à leurs homologues de l’Union Européenne, les professeurs des écoles touchent entre 15 et 20 % de moins en début de carrière comme après 15 années d’ancienneté pour plus de travail, 918 heures annuelles en France contre 782 en moyenne dans les pays de l’OCDE. En ramenant le salaire au temps d’enseignement, il apparaît que le salaire dans le primaire français est inférieur de 26,7 % à la moyenne de l’OCDE. Ainsi, pour un PE français au 9è échelon à 2625 euros brut mensuel, le différentiel avec la moyenne de l’OCDE est de 700 euros brut !

Devrons-nous subir encore longtemps ces conditions de travail ? Devrons-nous subir encore longtemps ces discours laissant tantôt penser que le gouvernement envisage de nouvelles régressions sur les salaires (gel des promotions) tantôt que le gouvernement n’honorera pas la création des 60 000 postes dans l’éducation, pourtant promesse de campagne.

Pour le SNUipp/FSU, les enseignants du primaire français, qui travaillent avec des effectifs bien plus chargés que les moyennes européennes, qui font un nombre d’heures bien plus important que leurs homologues européens et qui touchent des salaires bien moins élevés que la moyenne des salaires des enseignants de l’union européenne étaient particulièrement concernés par la journée d’action du 18 mars. Nos conditions de travail, nos salaires doivent être améliorés et revalorisés. La France doit se donner les moyens d’offrir aux professeurs des écoles des conditions de travail et de salaires dignes de ce qui est en pratique dans l’Union Européenne !

Les rendez-vous :

BESANCON : manifestation départ 14h place BATTANT

MONTBELIARD : manifestation départ 14h champs de foir

Enquête

Vous pouvez nous indiquer par retour de mail le nombre ou le taux de grévistes dans votre école.

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