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Compte-rendu du groupe de travail postes adaptés et allègements de service 12 février 2015

mardi 17 février 2015

Mais nous n’y pouvons rien !

Ce jeudi 12 février se tenait un groupe de travail sur les postes adaptés et les allègements de service pour les collègues présentant des difficultés médicales lourdes et en souffrance dans leur travail de professeur des écoles.

Ce groupe de travail revêt une importance particulière pour ces collègues car ils attendent de l’administration qu’elle entende leur souffrance et qu’elle recherche des solutions adaptées à leurs difficultés, en se positionnant pour l’octroi d’un allègement de service, d’un aménagement de leurs conditions de travail ou d’un poste adapté.

Pourtant, ce groupe de travail a bien mal commencé pour les représentants des personnels qui n’ont pas été remplacés pour certains et pour d’autres qui n’ont pas pu bénéficier du temps habituellement attribué pour la préparation. Pour les élus du SNUipp/FSU, cela est inadmissible, le travail de préparation ayant du se réaliser une nouvelle fois sur le temps personnel.

Après avoir lu une déclaration préalable (cf notre déclaration préalable) chaque situation a été étudiée et le secrétaire général a donné un premier avis. Les décisions définitives seront prises par l’Inspecteur d’Académie lors de la CAPD du 10 mars prochain : vous pouvez donc encore transmettre des éléments à l’administration si vous le jugez nécessaire pour l’analyse de votre situation.

Nous avons eu droit, durant ce groupe de travail, à un florilège de déclarations à l’emporte pièce de l’administration (IEN adjoint, secrétaire général, assistante sociale, médecin) dont voici quelques exemples :

« Je me demande pourquoi, dans cette équipe pédagogique, on a fait ce choix de confier à cette collègue plusieurs niveaux. La solidarité pédagogique aurait pu ne pas mettre cette collègue dans cette situation. L’année prochaine, l’IEN aidera à la répartition. »

« Il faudra qu’on voie pour l’organisation du service. J’attends qu’il y ait une solidarité de la part du collègue qui le ou la complétera. »

Notre analyse : tout repose donc sur la solidarité des collègues. La solidarité de l’employeur, pour essayer d’améliorer la situation, pour attribuer un peu de temps ou un aménagement n’est donc jamais remise en question ! Vous comprenez, ce n’est pas nous, c’est la faute des autres. Trop facile !!!

« Ce ou cette collègue bénéficie d’une reconnaissance de handicap (RQTH), il ou elle peut donc demander un temps partiel qui est dans ce cas là de droit »

Notre analyse : les collègues bénéficiant d’une RQTH ne peuvent donc plus prétendre à un aménagement de leur temps de travail (temps partiel rémunéré à taux plein) : en effet, selon l’administration, ils bénéficient déjà du droit à un temps partiel. Oui, mais la différence est énorme, s’ils demandent un temps partiel traditionnel, ces collègues ne seront pas rémunérés à plein temps. Cela revient donc pour l’administration à dire : « ces collègues n’ont qu’à se payer eux mêmes leur allègement de service s’ils souffrent trop  ». Nous avons bien sûr dénoncé cette double peine infligée à ces collègues en souffrance.

« Ces textes nationaux concernant les postes adaptés et les allègements de service ne sont pas satisfaisants. En effet, ils ne permettent pas d’apporter de solutions à une majorité de collègues en grande détresse, en grande souffrance. Vous (les syndicats ) avez un rôle important à jouer pour les faire progresser. »

Notre analyse : nous prenons régulièrement, départementalement et nationalement, nos responsabilités en ce sens. Et vous, mesdames et messieurs les inspecteurs, les secrétaires généraux, les assistances sociales, les médecins, que faites-vous pour faire évoluer favorablement ces textes ?

En résumé, pas ou peu de solutions pour les collègues, l’administration se déclarant bloquée par le manque de moyens et des textes nationaux très contraignants. Les collègues concernés apprécieront sans doute ce positionnement de leur administration qui se cantonnent à un simple constat et qui les laissent chaque année se débrouiller, se battre pour travailler malgré leur(s) souffrance(s).

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