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Résultats de l’enquête SNUipp-HARRIS

vendredi 22 janvier 2016

FIER d’être enseignant, MAIS ...

La refondation a-t-elle touché le métier enseignant ? A en croire le sondage Harris publié par le Snuipp le 19 janvier, la réponse est négative. Il montre une large insatisfaction des professeurs des écoles, en ce qui concerne le salaire bien sur, mais aussi sur leur rapport au métier. Fiers d’être enseignants, les professeurs des écoles se sentent aussi impuissants, entravés par l’administration.

"On veut porter dans le débat public l’urgence d’une refondation concrète de notre métier" déclare Sébastien Sihr, secrétaire général du Snuipp, car les enseignants du 1er degré jugent le métier en panne et sa refondation reste à faire. En effet c’est le sentiment de dégradation du métier qui domine chez les professeurs des écoles. Une majorité (58% ) se déclare insatisfaite de ce métier. Ce qui l’emporte c’est le sentiment d’impuissance (71%), la déception (63%). Les motifs d’insatisfaction sont d’abord le salaire (83% de enseignants), la charge de travail et surtout les taches administratives (88%). Les APC sont perçus très négativement : 81% des enseignants ne sont pas satisfaits. On les juge chronophage et incapables d’aider les élèves.

En positif, les enseignants se déclarent fiers de leur métier (80%), motivés (75%) et particulièrement pour la réussite de leurs élèves (54%). Les professeurs des écoles sont satisfaits des relations avec leurs collègues (91%) et leurs élèves (91%). Même les parents sont perçus positivement pour 74% des enseignants.  La surprise de ce sondage c’est l’amélioration de la perception de l’institution. 53% des enseignants jugent l’inspection constructive, 54% ont un avis positif sur leur relation avec l’inspecteur. Certes seulement 21% ont la même opinion du ministère. Mais c’est 11% de plus qu’en 2014.  On enregistre une amélioration de la perception du métier. Les satisfaits du métiers sont toujours minoritaires mais ils sont 5% de plus qu’en 2014. La fierté et la motivation progressent de 7 et 8%. Le sentiment d’impuissance recule de 6%.   Comment expliquer ces évolutions ? D’une part il semble qu’il y ait une amélioration réelle en maternelle où les nouveaux programmes ont été perçus très positivement comme une reconnaissance du savoir faire des enseignants. Au delà les enseignants semblent piégés dans les contradictions d’un métier où ils ont le sentiment d’être entravés et la certitude qu’il est important. Ce qui reste certain ce sont les attentes : 69% demandent une revalorisation salariale, 36% de la formation.

Sébastien Sihr souligne "les grandes marges de progrès pour améliorer les évolutions du métier". Il demande la parité entre Isae et isoe, deux primes représentant 400 € au primaire mais 1200 € au secondaire. Il demande aussi une évolution du cadre de travail jugé "inadapté et sclérosé". 

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