Retour accueil

Vous êtes actuellement : ACTION 


Après la forte mobilisation du 31 mars : le 5 et le 9 avril.

vendredi 1er avril 2016

La journée du 31 mars, ce sont 260 manifestations et plus de un million du nombre de manifestants sur tout le territoire. C’est le double par rapport à la mobilisation du 9 mars.

Cette journée confirme le réveil social et marginalise politiquement le gouvernement. La forte mobilisation a démontré la détermination sans faille des étudiant-es, lycéen-nes, salarié-es, privé-es d’emploi et retraité-es à obtenir le retrait du projet de loi travail et à conquérir de nouveaux droits sociaux. Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et FIDL réaffirment que dans un contexte de hausse du chômage, d’explosion de la précarité et de la pauvreté, ce texte va organiser une régression généralisée des droits, créer un dumping social entre les entreprises d’un même territoire et d’une même branche et aggraver les inégalités entre les salarié-es. C’est pourquoi, l’intersyndicale donne déjà deux dates pour continuer à se mobiliser :
- le mardi 5 avril à l’initiative des organisations de jeunesse
- le samedi 9 avril pour une manifestation « hors temps de travail » qui permettra à toutes les familles de participer. Les lieux et horaires vous seront communiqués prochainement sur notre site.

Pourquoi la casse du code du travail concerne aussi les fonctionnaires ?

Arc-bouté sur sa politique d’austérité, le gouvernement avec son projet de loi réformant le code du travail, veut réformer le droit du travail au profit exclusif des employeurs, dégradant sur plusieurs plans les garanties collectives des salarié-es.

En tant qu’enseignants, en tant que parents, nous ne pouvons pas accepter que nos élèves, nos enfants, aient comme seul avenir la précarité Pour la fonction publique, les reculs sociaux portés par le projet de loi travail dit El Khomri, auraient immanquablement des conséquences à termes sur les garanties collectives et les droits des agents publics.

La fin des droits et des garanties collectifs  : L’inversion de la hiérarchie des normes est au cœur du projet de loi Travail qui permettra, s’il passe, de déroger au droit du travail inscrit dans la loi, par un accord de branche ou un accord d’entreprise, alors que jusqu’à présent un texte de rang inférieur ne pouvait qu’améliorer le texte de rang supérieur du point de vue des salarié-es. Tout principe de dérogation au droit général finit par miner le droit lui même, qui, de fait, n’est plus assuré. Rien n’échappera à cette logique infernale de la dislocation des droits collectifs.

La remise en cause du temps de travail et des salaires : le statut des fonctionnaires n’est pas étranger au code du travail. Ses principes fondamentaux s’appliquent aux agents publics, fonctionnaires et contractuels, en particulier en ce qui concerne le temps de travail. Le dossier des retraites nous a appris que toute régression dans le privé, est ensuite entendue dans le public. Il serait illusoire de penser qu’il n’en irait pas de même pour le temps de travail, alors que l’État employeur cherche par tous les moyens à faire baisser sa masse salariale. Si le gouvernement a reculé sur certains points par rapport aux premières annonces, la possibilité de moduler le temps de travail dans une entreprise est accrue, de même que celle d’imposer aux salariés un accord « de maintien dans l’emploi » permettant en cas de « graves difficultés économiques conjoncturelles », une baisse des salaires et/ou la flexibilité du temps de travail des personnels. Quand au bout du compte il y aura un temps de travail en entreprises, il en sera fini des 35h, et la fonction publique sera à son tour attaquée parce que dite « privilégiée ».... Les rémunérations ne seront pas épargnées. Pour l’heure tout porte à croire que la majoration des heures supp ne sera plus que de seulement 10 % et non plus de 25 %. Les fonctionnaires seront nécessairement alignés à terme.

Les fonctionnaires ont donc toutes les raisons de se mobiliser contre le projet de loi El Khomri aux côtés des salarié-es du privé, pour empêcher une régression sociale généralisée.

PDF - 51.8 ko
communiqué intersyndical
SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0