Retour accueil

Vous êtes actuellement : Carrière  / Travailler à temps partiel... 


Travail à temps partiel : audience intersyndicale du 6 avril

dimanche 9 avril 2017

Travailler à temps partiel devrait être un droit pour tous/toutes les enseignant-es

Les représentants des personnels ont été reçus jeudi 6 avril par le DASEN du Doubs. Ils/elles se sont exprimé-es d’une seule voix : tous/toutes les enseignant-es qui en formulent la demande doivent être autorisé-es à travailler à temps partiel. Les arguments ne manquent pas. Les refus sont très mal vécus par les collègues, d’autant plus que les décisions semblent arbitraires et dépourvues d’équité de traitement.

Le DASEN oppose la pénurie de personnel : il faut un-e enseignant-e face à chacune des classes et les demandes de travail à temps partiel sont très nombreuses dans notre département. Pour les représentant-es des personnels, il n’est pas tolérable que cette situation de pénurie d’enseignant-es devenue pérenne ne fasse pas l’objet d’une augmentation du recrutement. Si la situation de pénurie a pu surprendre la première fois, un ajustement en terme de recrutement aurait dû être anticipé pour les années suivantes. Autre incompréhension : les résultats des permutations informatisées. Au point de vue national, le Doubs arrive en tête de peloton des départements les plus mal lotis juste après les départements de région parisienne et le Nord. Pour la première fois, les permutations engendreront une perte de 15 enseignant-es dans le Doubs pour la rentrée 2017. Interpellé sur cette question, l’IA répond que c’est le fait d’une décision ministérielle. Un ajustement entre les résultats des permutations et le nombre de places au concours est réalisé et l’académie de Besançon dispose d’un nombre important de places au concours au vu de sa “taille”.

Pour les représentants des personnels, toutes les demandes de travail à temps partiel doivent être traitées de la même façon et en toute transparence. Pour tous les refus, les représentants des personnels demandent à l’IA qu’il rende publics les critères utilisés et qu’il garantisse l’équité de traitement : à situation égale, traitement identique. La réponse est négative : les nécessités de de service (par exemple nombre de temps partiels dans l’école) primeront sur les situations particulières des enseignant-es. Contrairement aux années précédentes, l’IA n’a pas l’intention de reconduire systématiquement les autorisations des collègues déjà à temps partiel les années précédentes. Les refus pourront concerner toutes les demandes, qu’elles soient des reconductions ou des premières demandes.

Les représentants des personnels ont aussi demandé qu’une quotité de travail supérieure (par exemple 75% au lieu de 50% ou une quotité comprise entre 75% et 100% au lieu de 75%) soit systématiquement proposée plutôt qu’un refus strict. Sur cette question, pas d’opposition catégorique mais des réserves liées à l’organisation du service.

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0