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Compte-rendu de l’audience EVS du 20 décembre 2017.

lundi 8 janvier 2018

Compte rendu de l’audience EVS du 20 décembre 2017.

Présents : Pour l’administration : M. Monlun – Mme Giniès – Mme Barbe
Pour les EVS et le SNUipp-FSU : Florence – Stéphanie – Vivien – Blandine

Introduction :
Remerciements pour nous recevoir. Nous déplorons l’absence de M. Le Dasen. L’annonce fracassante de cet été, la suppression de 130 000 contrats aidés dont 23 000 dans l’Éducation Nationale est tombée comme un coup de massue. Ces suppressions touchent des personnes en situation d’emploi précaire et impactent fortement le fonctionnement des écoles. La simplification, l’allègement des tâches des directeur-rice-s qui peinait à se mettre en place n’est apparemment plus à l’ordre du jour. Mobilisés, les personnes sur des des postes d’EVS ont déjà été reçues à la préfecture. La FSU a défendu leur emploi lors des CTA et CDEN . Ces personnes souhaitaient rencontrer leur employeur, l’institution qui leur a confié une mission, qu’elles ont développées, mission devenue indispensable, rencontrer cette institution qui leur a fait confiance pendant de nombreuses années et qui du jour au lendemain les a remercié.e.s.

Florence, Stéphanie et Vivien ont abordé les sujets suivants :
- Contrat précaire de 20H, mais qui leur a permis de développer des compétences humaines, administratives, pédagogiques… pour pas grand-chose, pour rien ! Pas de reconnaissance. Réception d’un courrier à la va-vite. D’autres personnes sont toujours en attente de ce courrier qui annoncera la fin de leur contrat. Un traitement plus humain était attendu.
“Et nous sommes là aussi pour dénoncer ce traitement, pour mettre des êtres humains en face de vous. Notre travail était important, c’était un investissement. Nous avons été jeté comme des mouchoirs. Nous souhaitons des réponses concernant ce traitement.”

- Question des travailleurs handicapé.e.s qui se retrouvent sur le carreau à la veille de la retraite. Nous nous sommes investi.e.s. Nous avons été embauché.e.s de façon abrupte, balancé dans nos écoles sans rien connaître. Nous étions intégré.e.s dans une équipe, c’était un émerveillement, une reconnaissance par rapport à nos emplois précédents. On nous a fait confiance, nous nous sommes investis à 300 %, nous n’avons compté aucune heure. Nous occupions une place importante auprès des familles, des élèves, des directeur-rice-s. Nous étions les couteaux suisses, c’était notre vie. Tous ceci est terminé, les directeur-rice-s doivent assumer ce que nous faisions. Quand on a une RQTH, cet emploi nous a permis de sauver nos vies par la confiance qu’on nous a accordée, les tâches exercées. On se sentait important, on existait par le travail…

- Mission d’EVS à développer : dans les établissements type collèges, lycées, il y a des CPE, des surveillants. Dans les grosses écoles du premier degré, ce sont les mêmes conditions mais il n’y a pas d’emploi pour ces missions. Les services civiques sont encore plus exploités que nous. Il y a des emplois à créer, et à pérenniser.

- Explication sur le courrier reçu de la préfecture qui dit que l’employeur aurait dû effectuer une demande de renouvellement de contrat :
Réponse de M. Monlun : La prolongation au-delà de la durée légale est possible sur une mission éligible. Hors EVS sont devenus des contrats non éligibles. Toutes les missions qui ne sont pas dans l’arrêté préfectoral ne peuvent pas être des contrats aidés, donc il n’y a pas de dérogation possible. Le non-renouvellement de vos contrats n’est pas une remise en cause de vos compétences. La suppression des aides administratives nous est tombée dessus comme pour vous. L’arrêté de la préfète de région est paru le 4/09/17. Nous avons paré au plus pressé. Les contrats n’étant plus éligibles à l’aide de l’état, si le renouvellement devait se faire, c’est le lycée Pasteur qui aurait dû financer. Ce n’était pas possible.
Les missions d’EVS n’étaient pas destinées à devenir pérennes, c’était pour un retour à l’emploi. Il n’a jamais été question de créer des supports. La mission ne devait pas générer l’embauche de contrats aidés.
Question  : nous avons une expérience riche, mais sans aucune qualification, comment revenir sur le marché de l’emploi ?
M. Monlun  : des postes existent dans l’administratif, au niveau des collèges, des lycées, sous forme de concours ou comme contractuel.le, tout en se rappelant que ce sont des métiers précaires. Pour les contractuel.le.s, il faut le marquer dans son CV. Vous pouvez faire des lettres de candidatures spontanées au rectorat, à la DSDEN, université, avec votre CV. Je rappelle le côté précaire de ces emplois. Pour les personnes avec une RQTH le mode de recrutement est différencié, même au niveau des épreuves du concours (simple entretien).
Vous avez aussi la possibilité de postuler pour l’accompagnement des élèves en situation de handicap.

- Intervention sur la manière dont sont reçues au téléphone les personnes appelant le service gérant les « AVS » : Pour M. Monlun sur le fond, la personne applique les consignes que nous lui donnons sur la recherche de solutions. Sur la forme, je ne reviendrai pas dessus.

- Intervention sur les services civiques : ils ne peuvent pas effectuer de fonction administrative (rédaction de courrier, gestion de commande, base élève...), mais selon les textes l’accueil, (élèves, familles..) remédier à l’absentéisme font partis des missions types des services civiques.

L’audience prend fin sur le manque de formation et sur le besoin réel des écoles en terme d’aide administrative.

On ne baisse pas les bras ! Pour continuer le combat  :

Action intersyndicale en cours suite à l’audience au ministère… lire la suite…
Guide pratique contractuels non enseignants 3ème édition

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