Retour accueil

Vous êtes actuellement : SNUipp 25  / CTA - CTSD 


Règles du mouvement - GT CTSD vendredi 2 mars

mardi 6 mars 2018

Enseignant en REP/REP+ : poste à exigence particulière ?

Les représentants des personnels ont été convoqués lundi 26 février à un 4ème groupe de travail sur les règles du mouvement qui devait se tenir 4 jours plus tard. Les travaux sur les règles du mouvement ayant commencé depuis le mois de novembre, les représentants ont été surpris de voir introduire seulement maintenant la volonté de faire devenir TOUS les postes d’enseignants en REP/REP+ des postes "à exigences particulières". C’est-à-dire que pour y postuler, il faudrait préalablement avoir répondu à un appel à candidature par une lettre de motivation. Ensuite, pas d’entretien mais une appréciation de l’IEN qui permettrait un avis favorable ou défavorable puis une affectation au barème parmi les avis favorables.

L’explication de cette intention subite a été donnée par le DASEN en début de réunion : la décision est académique ; ce type de mesure sera inscrit dans les règles du mouvement des quatre départements. Il a parlé de décision et non de prévision et n’a pas utilisé le conditionnel mais l’indicatif.
A quoi bon réunir un groupe de travail dont le rôle est la concertation entre représentants des personnels et administration, si les décisions sont préalablement entérinées ?

En préalable, les représentants de la FSU ont notifié que les modalités ainsi envisagées concernant le recrutement des enseignants en REP/REP+ sont contraires aux textes officiels qui définissent précisément quels postes doivent être concernés par un tel contrôle ; les postes d’enseignants en éducation prioritaire n’en font pas partie.

Les représentants des personnels ont tenu à entendre quelles seraient les compétences exigibles pour exercer en éducation prioritaires par rapport à tout autre poste d’enseignant du premier degré. Le DASEN a précisé qu’une grille de compétences devrait être construite collectivement par les IEN pour leur permettre de valider/invalider la capacité à enseigner en éducation prioritaire sans laisser de place à l’arbitraire. Il a ajouté que les avis défavorables seraient prononcés « à la marge » et circonstanciés. Quant aux manquements qui pourraient entraîner un avis défavorable, il a cité en exemples l’incapacité à conduire sa classe, l’incapacité à mettre tous les enfants dans les apprentissages, le refus de s’approprier les nouveaux outils, l’incapacité à individualiser, à faire de la différenciation, être fermé à la relation aux familles, ou encore des enseignants dangereux pour les élèves !
La même réaction réflexe a été partagée par tous les représentants des personnels : ces compétences sont le fondement même de notre métier. Un enseignant qui ne remplirait pas ces compétences est-il apte à enseigner dans les classes hors éducation prioritaire ? Une aide/remédiation est-elle prévue pour ces personnels ?

Pour les représentants des personnels, cette argumentation apportée par le DASEN a montré l’absence de fondement de la procédure envisagée et les syndicats ont maintenu leur demande de non mise en place de cette modification des règles du mouvement en vue du CTSD de validation du 12 mars.

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0