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Dans les écoles du Doubs, des “élèves fantômes” : pourquoi ?

vendredi 12 octobre 2018

Depuis quelques semaines, un nouveau concept semble apparaître dans certaines écoles du Doubs : l’”élève fantôme”. Comment expliquer ce phénomène pour le moins étrange et quelle est son origine ?
Une circulaire qui décide que dorénavant les élèves qui ont des dérogations ne comptent plus dans les effectifs sous prétexte qu’ils compteraient deux fois : au moment des prévisions dans leur école de secteur et donc à la rentrée dans leur école « réelle ». Ce constat est pour le moins étrange pour tous les directeurs qui ont participé au moins une fois à la campagne de prévisions. En effet, s’il y a 30 élèves en GS en maternelle, l’administration réussit toujours à prévoir 24 ou 25 élèves en CP dans l’école élémentaire qui les reçoit (« vous savez qu’il y a toujours des départs et des dérogations... »), soit 5-6 élèves fantômes créés. En maternelle pour les petites sections, c’est encore pire, car aucun chiffre tangible n’est accessible. On pourrait penser qu’il suffit d’attendre la fin des inscriptions pour avoir des chiffres à peu près justes, mais là encore surprise, les élèves en dérogation ne sont pas comptés ! Pourtant ces élèves ne sont inscrits nulle par ailleurs (on ne peut multiplier les inscriptions au sein d’une même commune). Nouvelle création d’élèves fantômes…
Pour rappel, les dérogations à Besançon sont traitées conjointement par la mairie, les directeurs-trices et … l’inspection académique qui reproche ensuite aux directeurs-trices d’avoir accueilli ces élèves ! Pour rappel, les parents inscrivent leurs enfants à l’école mais également au périscolaire où il est impossible d’avoir une place en cas d’inscription en septembre. Il faudrait donc que les directeurs-trices disent aux parents le 2 septembre, « je n’ai pas de place, allez voir ailleurs... ».
Évidemment, nous ne sommes pas dupes et il est arrangeant pour l’IA d’augmenter le nombre d’élèves dans les classes pour pouvoir assurer l’affichage du ministère de 12 élèves en CP/CE1 en REP/REP+ sans moyens supplémentaires.

Pour le SNUipp-FSU, chaque élève doit se voir garantir des conditions d’apprentissage de qualité. Cela passe par des effectifs réduits et par moins de 25 élèves par classe ! La FSU continuera à défendre dans les instances ces conditions et à combattre les modalités de comptages incohérentes qui ne prennent pas en considération l’ensemble des élèves scolarisés.

A cette rentrée, les écoles de Roche-lez-Beaupré et Rivotte à Besançon en font les frais.


Lire l’article de l’Est Républicain du 8/10/18...

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