Retour accueil

Vous êtes actuellement : SNUipp 25  / CTA - CTSD 


Compte rendu du CTA du mardi 21 janvier sur la répartition des moyens

mardi 21 janvier 2020

Ce CTA a été marqué par une manifestation intersyndicale et citoyenne. Dès 8h30, un cinquantaine de manifestant.es ont ouvert la porte du Rectorat pour exprimer l’opposition massive en cours contre la réforme des retraites.

Tout en rendant hommage à Nathalie Pszola (élue FSU décédée accidentellement jeudi 9 janvier), les élu.es FSU ont demandé qu’une délégation des manifestants soit reçue par le Recteur. Cette audience a été accordée et a duré une quarantaine de minutes.

PDF - 83.2 ko
Déclaration préalable de la FSU.

La priorité au premier degré se poursuit mais personne ne s’en aperçoit...

Pour la FSU, la priorité ministérielle donnée à l’école primaire se réduit cette année encore à un élément de langage cachant une réalité alarmante. Alors qu’il faudrait créer nationalement, 20 000 postes dans le premier degré pour enfin atteindre le nombre d’élèves moyen par classe dans les pays de l’OCDE, le Ministre de l’Education n’en crée que 440… Notre académie devra donc se contenter de 21,94 élèves par classe pendant que la moyenne dans l’OCDE sera de 19, 9…

Le slogan du ministre et les 9 suppressions de postes dans notre académie

Notre académie perdra à la rentrée prochain 1600 élèves du premier degré, cela aurait pu être l’occasion d’améliorer les conditions d’encadrement des élèves puisque la priorité est donnée à l’école primaire. Pourtant le ministère a décidé de supprimer 9 postes avec la répartition suivante :

  • + 5 postes dans le Doubs ( -558 élèves)
  • - 8 postes dans le Jura ( -396 élèves)
  • - 10 postes en Haute-Saône ( -518 élèves)
  • + 4 postes dans le Territoire de Belfort (-260 élèves)

Comment de telles suppressions peuvent-elles se justifier ?

Pour définir l’affectation des moyens dans chacun de nos départements, le rectorat s’appuie sur des statistiques : le nombre moyen d’élèves par classe notamment, nommé E/C …

Pour la FSU, ces moyennes empêchent la prise en compte des différences de situations très importantes. Certaines écoles, dans le Jura notamment, ne comptent que 8 élèves et sont dans l’incapacité géographique de se regrouper. Leurs effectifs tirent donc vers le bas la moyenne du département. Aussi, la FSU demande que de nouvelles données statistiques soient mises à la disposition du CTA, en particulier le nombre de classes comptant respectivement plus de 25, plus de 27 et plus de 29 élèves dans chaque département.

Les priorités choisies par le Recteur

Le Recteur de Besançon a donné 3 priorités d’affectation des moyens dans chaque département. D’abord la limitation des effectifs en grande section (12 en éducation prioritaire et 24 ailleurs), cette mesure devrait coûter 80 postes. Ensuite le maintien de la proportion de postes dédiés au remplacement, aucun chiffrage n’est fourni alors que certains départements souffrent actuellement d’un déficit d’une vingtaine de postes. Enfin, 9 postes seront dédiés à la création de postes adaptés (dédiés aux collègues en incapacité médicale d’enseigner) pour les 6000 enseignants du premier degré de notre académie.

En maternelle comme en élémentaire et dans TOUTES les écoles de l’Académie : Pas plus de 25 élèves par classe !

Pour le SNUipp et la FSU, rien ne justifie la distinction qui existe aujourd’hui encore dans certaines départements entre maternelle et élémentaire, d’autant plus aujourd’hui où la maternelle est entrée dans l’obligation scolaire. Nous revendiquons l’instauration d’un maximum de 25 élèves par classe (et 20 en éducation prioritaire) aussi bien en élémentaire qu’en maternelle.

Pourquoi le nombre d’élèves par classe ne baisse-t-il pas sensiblement ? La répartition des moyens interroge… Malgré la baisse du nombre d’élèves dans le premier degré, les postes créés n’ont pas permis une baisse des effectifs à hauteur des défis à relever pour le service public d’éducation. Au cours des 3 rentrées scolaires passées, 65 postes ont été créés pour les écoles du Doubs. Pourtant, on ne compte aujourd’hui que deux classes ouvertes de plus qu’en 2017 dans ce département ! Pour la FSU, il faut prévoir la diminution des effectifs partout car les situations d’inclusion difficiles existent partout et les élèves en difficultés scolaires ont partout besoin de meilleures conditions d’apprentissage. (Rappel : 60% des élèves en difficultés sont scolarisés hors éducation prioritaire !)

CP et CE1 à 12, GS à 24 ? C’est au conseil de maîtres de décider !

On sait maintenant que l’ensemble des créations de postes réalisées depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron aurait permis, à la place des dédoublements, de limiter partout à 25 le nombre d’élèves par classe ou de limiter à 20 le nombre d’élèves par classe en éducation prioritaire… Le SNUipp et la FSU demandent donc que les conseils de maîtres retrouvent la capacité de décider de la répartition des moyens la plus adaptée au sein de leur école.

Direction et fonctionnement des écoles : une priorité du ministre ?

Aucune mesure concernant la direction et le fonctionnement des écoles n’a été présentée au cours de CTA. Cette absence est révélatrice du niveau de prise en compte par M. Blanquer des besoins exprimés par les personnels de son ministère, pourtant récemment publiés dans les résultats d’une enquête ministérielle. Cette enquête a révèlé la souffrance des collègues chargées de la direction et du fonctionnement des écoles. Plus que jamais le besoin d’augmenter les temps de décharge, de créer des emplois d’aide administrative et de former les collègues directeurs et directrices est exprimé. Par ailleurs l’opposition massive (90 % des répondants) à la création d’un statut hiérarchique pour la direction d’école dément le discours de M. Blanquer sur notre profession qui serait partagée sur cette question.

Résultats du vote du projet académique de répartition des moyens dans le premier degré :

Pour = 0

Abstention = 1 (sgen-CFDT)

Refus de vote = 4 (se-UNSA)

Contre = 5 (FSU)

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0