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Groupe de travail sur les missions de direction d’école : le compte-rendu

vendredi 7 février 2020

Ce groupe de travail se tient conformément à une décision du Ministère de mettre en place un comité de suivi des missions de direction par département.

Les représentant.es du SNUipp-FSU rappellent en préalable les demandes fondamentales concernant les personnels en charge des directions d’écoles : une augmentation de temps de décharge (et aucune école sans décharge !), des personnels formés pour l’aide administrative et une meilleure reconnaissance financière. Ces demandes ne doivent pas donner lieu à une interprétation erronée qui consisterait à idéaliser un statut pour les directrices et directeurs. Les résultats de l’enquête nationale révèlent que 90% des participant.es sont opposé.es à un statut de chef d’établissement du premier degré.

Les représentant.es des personnels du SNUipp-FSU ont déploré que le Ministère ait inscrit la discussion sur la direction d’école à l’agenda social sans prévoir aucun moyen pour une quelconque amélioration ! Les discussions de ce groupe de travail sont donc limitées à une recherche d’amélioration de l’existant à moyens constants...

Les représentant.es du SNUipp-FSU rappellent l’importance du collectif de travail qu’est le conseil de maîtres et de sa reconnaissance par la hiérarchie.

Le bilan de la situation de la direction dans le Doubs est présenté par l’IEN adjoint. Il fait part d’une synthèse des discussions lors des réunions de circonscriptions. VOIR LE DOCUMENT DIFFUSE PAR L’ADMINISTRATION Cliquez ici

Les questions suivantes ont été abordées :

- Sans aide administrative comment un.e directeur.rice peut-il/elle par exemple gérer les absences des élèves les matins où il/elle est en classe ? Doit-il/elle s’occuper de ses élèves ou appeler les parents des absent.es après avoir pris connaissance des absences dans toutes les classes ? Le/la directeur/rice sera responsable s’il arrive quoi que ce soit à un élève dont l’absence n’a pas été signalée. Mais il sera responsable également si un de ses élèves se blesse dans sa classe alors qu’il était resté seu.le pendant que son directeur était au téléphone ! Pas de réponse... Les directeurs sont sans cesse dans l’obligation de faire des choix non conformes aux textes donc des mauvais choix ! L’administration botte en touche sur cette question et considère que le bon sens est de mise et pourra être pris en compte en cas de problème.

Les représentant.es du SNUipp-FSU indiquent que le travail de direction est tout de même facilité lorsqu’une relation de confiance est possible et que les directeur.rices savent pouvoir compter sur le soutien de leur IEN. L’administration convient de cette nécessité.

- Formation initiale et continue des directrices et directeurs De nombreux collègues ont demandé une formation continue pour les directrices.teurs en particulier sur les questions juridiques et règlementaires. Les représentant.es du SNUipp-FSU ajoutent les thématiques de la gestion de conflits et l’amélioration des relations professionnelles, stages mis en place dans certaines circonscriptions mais offerts à trop peu de collègues. L’administration convient également de la nécessité d’une formation continue plus conséquente et tentera d’étendre l’offre du plan académique de formation avec la contrainte permanente de la limitation des moyens… Les représentant.es du SNUipp-FSU questionnent la formation des IEN sur la gestion d’équipes. L’administration précise qu’en effet, la formation des IEN est commune aux premier et second degrés et ne contient que peu d’éléments spécifiques au premier degré.

- Equipes éducatives, ESS et temps de travail des directeurs La demande du SNUipp-FSU est que les collègues participant à ces réunions soient remplacé.es dans leur classe comme c’était le cas il y a encore quelques années. La réponse est évidemment négative du fait de la pénurie de remplaçant.es. « Ces réunions sont à placer sur les 48 heures dévolues aux travaux en équipe pédagogique, aux relations avec les parents, à l’élaboration et au suivi des PPS pour les élèves handicapés ». Cependant, les 48 heures ne sont pas extensibles et ne peuvent absorber l’ensemble de ces réunions sur une année complète !

- « Deuxième journée de pré-rentrée » ou journée du Recteur ? Les représentant.es du SNUipp-FSU ont rejoint la demande de nombreux.ses collègues de retrouver la possibilité de voir reconnu le temps passé à l’école la veille de la pré-rentrée. L’administration se montre d’abord réticente parce que d’une part les injonctions ministérielles en terme de formation continue en français/maths laissent trop peu de temps pour les autres domaines et la journée du recteur est utilisée pour de la formation ; d’autre part, la deuxième journée de pré-rentrée n’étant pas inscrite dans les textes, elle ne pourra être imposée à toutes et tous et certain.es pourraient ne pas y prendre part. Un long échange argumenté entre représentant.es des personnels et administration aboutit à un accord de l’administration. Les six heures de la journée du recteur seront rendues aux équipes. L’administration accordera sa confiance aux équipes et n’opèrera pas de contrôle tatillon.

- PPMS et DUER Les représentant.es du SNUipp-FSU demandent que ces documents soient pré-remplis (numéros de téléphone du rectorat, de la DSDEN…). Ils doivent être allégés et leur renseignement doit pouvoir s’effectuer sur un temps collectif et réalisé avec les assistant.es de prévention en distinguant clairement les parties relevant de l’école de celles de l’employeur, de la collectivité territoriale et des services de sécurité. Les reprsentant.es du SNUipp-FSU demandent qu’il soit rappelé aux collectivités territoriales qu’elles ont le devoir de mettre à disposition des écoles le matériel nécessaire à la mise en œuvre des PPMS (mallettes, alarmes, systèmes d’ouverture/fermeture des portails…).

- Gestion des bases de données : travail en double ! Les représentant.es du SNUipp-FSU déplorent que dans certaines communes (Besançon par exemple), les directrices et directeurs doivent saisir les informations à deux reprises : sur ONDE et sur l’application propre à la commune. Il sera rappelé aux maires que des interfaces existent pour permettre une synchronisation entre des applications utilisées par les mairies et ONDE. D’autre part, les mairies ont un accès à ONDE et pourraient donc saisir les informations au moment des inscriptions !

- Profil des candidat.es à la liste d’aptitude de direction L’administration observe que le nombre de candidat.es à l’accès à la liste d’aptitude est stable. Le profil est plutôt : jeune enseignant.e qui souhaite devenir directeur.trice dans un but stratégique par rapport au mouvement davantage que par intérêt pour la fonction. Ce constat s’ajote à celui d’enseignant.es qui préfèrent quitter la mission dès que leur barème mouvement le leur permet. Cela doit questionner l’administration sur l’attractivité de la mission !

A la fin du groupe de travail, M. le DASEN a communiqué deux informations :

1) Il rencontrera prochainement les associations de maires et aura un échange sur le sujet des dérogations et des services civiques qui pourraient être mutualisés. Les représentant.es du SNUipp-FSU font remarquer que les candidat.es à la mission de service civique manquent même lorsque la possibilité de recruter existe. D’autre part, ils/elles demandent que la question des ATSEM soit abordée avec les maires. Plus souvent en milieu rural (sans pour autant que cela soit systématique), la nécessité absolue des ATSEM, membres à part entière des équipes éducatives, n’est pas suffisamment reconnue (exemple : non remplacement). Cela représente de réelles difficultés pour le bon déroulement du service public d’éducation en maternelle.

2) A la rentrée, la mesure ministérielle de limitation à 24 élèves des classes de grande section partout et de dédoublement en éducation prioritaire devra être mise en œuvre. Cela sera donc un paramètre à prendre en compte lors des instances de carte scolaire le 31 mars et le 2 avril. La question du respect des seuils appelés « cibles » par M. le DASEN est pleinement posée ! Les représentant.es du SNUipp-FSU ont d’ores et déjà fait part de difficultés inhérentes mais la discussion aura lieu lors des instances dédiées.

Le DASEN clôt le temps de travail à 11h30 ; nous aurions encore de nombreuses questions à aborder :
- réunions de directrices.teurs sur le temps de service avec remplacement systématique si elle a lieu sur temps de classe
- fin des remontées des enquêtes dont l’administration possède déjà les informations : effectifs, répartition pédagogique, fiche individuelle des PE…
- aucune réponse ne peut être exigée en dehors du temps de décharge dédié à la direction d’école (a minima disposer d’une semaine de délai)
- organiser la communication entre l’employeur et ses agents : les actes concernant les adjoint.es (animations pédagogiques…) doivent être envoyés directement sur les boîtes professionnelles - garantir tous les temps de décharges réglementaires notamment pour les écoles de 3 classes au moins avec des personnels stabilisés sur les écoles et selon un calendrier annuel adapté aux besoins exprimés par les écoles