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ASH : compte-rendu du groupe de travail jeudi 6 février

mercredi 19 février 2020

Ce jeudi 6 février a eu lieu un groupe de travail sur l’ASH. Mme l’IEN ASH a fait un état des lieux détaillé des dispositifs spécifiques dédiés à la mise en oeuvre d’une ”’école inclusive” sur le département : nombre de structures ULIS, IME... nombre d’élèves accueillis, nombre de PIAL mis en place...

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L’école inclusive transforme la mission de l’enseignant

Les représentant.es du SNUIPP-FSU ont commencé leur intervention en insistant sur le fait que pour réussir l’école inclusive, les collègues avaient besoin d’être soutenus, accompagné.e.s et non jugé.e.s par leur IEN. Les équipes de maternelle sont les plus exposées car c’est en début de scolarité que les situations apparaissent et ne sont généralement pas encore reconnues par la MDPH : les moyens d’accompagnement ne sont donc pas encore mis en place. Les collègues ont le sentiment d’être face à une mission impossible : faire vivre une école vraiment inclusive même si cela doit mettre en péril l’organisation de la classe et les apprentissages des autres élèves. Ils déplorent le manque de moyens pour mettre en œuvre une réelle inclusion : manque de formation, effectifs trop lourds, accompagnement humain insuffisant ; à cela s’ajoute la culpabilité de ne plus réussir à faire classe de façon “efficiente” satisfaisante aux autres élèves.

L’administration reconnaît que de plus en plus d’élèves ont des comportements ou des problématiques très difficiles à gérer notamment en maternelle. Mme l’IEN ASH indique que cela ne relève pas forcément de troubles mais que cela pourrait être dû à des carences éducatives. Pour elle, il faut admettre que ce travail éducatif d’inclusion fait désormais partie des évolutions actuelles du métier d’enseignant et qu’il exige du temps de formation et une élaboration collective dans les écoles.

Les représentant.es du SNUipp-FSU sont satisfait.es que l’administration admette enfin que c’est un réel travail : ils souhaiteraient que ce discours soit diffusé aux équipes pédagogiques. Les représentant.es insistent sur le fait que ce travail éducatif s’ajoute à toutes les autres tâches que les collègues s’épuisent, se découragent car aucun temps n’est dégagé pour le construire.. Pour le SNUipp-FSU, il faut mettre en confiance les équipes, les IEN doivent prendre en compte les choix opérés par les équipes. Les enseignant.es sont souvent les plus à même d’évaluer ce qu’il est possible de faire avec tel ou tel élève comme par exemple la participation à des sorties scolaires.

L’administration reconnaît que les IEN devraient faire preuve de souplesse et accorder davantage leur confiance aux enseignants. Mais les Inspecteurs craignent parfois “le risque de ?” la porte ouverte aux discriminations et l’administration indique que les parents deviennent très procéduriers vis à vis de l’inclusion. L’IEN ASH explique qu’elle essaie d’œuvrer à la montée en compétences des équipes de circonscription (IEN, CPC) car l’école inclusive ne peut se faire qu’avec la participation de tous. Elle fait désormais partie du métier d’enseignant, et chacun d’entre eux est concernés par les problématiques de l’inclusion. L’administration reconnaît que l’impact de la loi de 2005 et les limites de l’inclusion n’ont peut-être pas été suffisamment mesurés. Les cadres eux-mêmes n’en ont pas toujours pris la mesure. Eux aussi se retrouvent dépourvus, ils sont parfois maladroits avec les équipes enseignantes. Lors d’une prochaine réunion, l’administration s’engage à rappeler aux IEN la nécessité, de faire preuve de bon sens pour gérer les situations problématiques d’inclusion et d’accompagner les équipes enseignantes.

Les représentant.es du SNUIPP-FSU déplorent qu’aucun IEN de circonscription ne se soient rendus disponibles pour participer à ce groupe de travail.

L’école inclusive à moyens constants...

Les représentant.es du SNUIPP-FSU regrettent que l’accueil d’un élève bénéficiant d’une notification de la MDPH ne soit pas pris en compte dans les moyens alloués à l’école, notamment dans les écoles en milieu ordinaire, sans dispositifs spécifiques. Les représentant.es du SNUIPP-FSU rappellent qu’ils ont demandé à Mr le DASEN le bénéfice des seuils intermédiaires (soit une moyen de 25 élèves) pour les écoles comportantune ULIS. En effet, l’inclusion des élèves relevant d’ULIS nécessite que les effectifs soient limités. Il est également demandé que ces équipes disposent d’une décharge de temps pour de la concertation au même titre que dans les écoles REP+. Il est demandé qu’a minima les élèves d’ULIS collège comptent dans les effectifs des collèges, ce qui n’est pas encore le cas .

L’administration partage cette analyse mais invoque le manque de moyens et explique que le précédent DASEN avait déjà inclus les élèves d’ULIS dans les effectifs des écoles en carte scolaire 1er degré, ce qui ne se fait pas dans tous les départements. Cette année, la priorité sera donnée au remplacement.

Les formateurs en manque de formation...

Face à ce constat déplorable du manque de formation des cadres et des enseignants à l’école inclusive, les organisations syndicales demandent ce qu’il en est de la formation initiale des nouveaux enseignants.

L’administration répond que le volume horaire de la formation ne permet pas une réelle formation sur l’école inclusive (à l’heure actuelle, un module de 6h). La meilleure façon de former serait la prise en compte de l’école inclusive dans chaque champ disciplinaire. Malheureusement, les formateurs actuels ne sont pas en capacité de le faire par manque de formation....

Laisser du temps à la concertation d’équipe

Les représentant.es du SNUIPP-FSU expliquent la nécessité de la concertation en équipe pour gérer les inclusions en milieu ordinaire. Ils déplorent que le temps qui pourrait être laissé à disposition des équipes (ancienne 2ème journée de pré-rentrée / journée de solidarité) pour se concerter soit systématiquement utilisé par les IEN pour des formations ou des réunions en inadéquation avec les besoins du terrain.

L’administration répond que les demandes ministérielles contraignent les IEN à organiser des formations sur des thèmes ciblés, ils ont très peu de marche de manœuvre. L’administration propose que les équipes se saisissent des 48h de concertation pour travailler sur l’inclusion de la façon qui leur semblera la plus appropriée. même en s’écartant du format habituel des conseils de maîtres (?). Les IEN seront appelés à laisser plus de souplesse sur ses ces 48 heures.

Les représentant.es du SNUIPP-FSU rappellent l’importance que ce discours soit relayé auprès des collègues par les IEN.

ULIS, IME, Unités d’enseignement (UE), SEGPA

Depuis 2005, il y a eu une augmentation de 48% de scolarisation des élèves handicapés. Des ULIS ouvrent tous les ans dans le département pour répondre aux besoins, l’année prochaine 3 ouvertures sont prévues à Bart, à l’Isle sur le Doubs et au lycée professionnel Mandela à Audincourt.

Les représentant.es du SNUIPP-FSU demandent à ce que du temps supplémentaire soit accordés à la coordination des ULIS. D’ici 2022, 80% des établissements médico-sociaux devront proposer une classe externalisée (UE).

L’administration rappelle qu’un protocole existe pour les démarches d’implantation des UE entre l’Agence Régionale de Santé et la DSDEN. Il ne faut donc pas hésiter à signaler à l’IEN toute pression individuelle pour implanter des UE en dehors du cadre défini.Une unité d’enseignement pour jeunes sourds est prévue, le CEEDA a monté un dossier. Une unité d’enseignement TSA maternelle/élémentaire est prévue sur le secteur de Pontarlier, une réflexion est en cours pour définir son lieu d’implantation. Une division de SEGPA sera retirée sur le collège Proudhon et une division sera implantée au collège de Baume les Dames. Le projet est que les SEGPA redeviennent progressivement des structures à 64 élèves ( 1 classes par niveau avec 16 élèves par classe) PIAL : Pôle inclusif d’accompagnement localisé Cette année, 25 PIAL ont été mis en place dans le département (ensemble d’écoles/collèges géré par un coordinateur pour répartir les moyens d’accompagnement humain). Les PIAL sont censés permettre une flexibilité dans l’accompagnement humain, permettre des remplacements entre AESH. L’administration explique que pour l’instant les PIAL sont plus coûteux en moyens humains qu’avec l’ancienne gestion centralisée. En effet, en prévision des notifications MDPH qui arrivent en cours d’année, l’administration est obligée de doter les PIAL d’ un volume humain supérieur aux besoins de début d’année. Il est rappelé que la MDPH notifie le besoin d’accompagnement humain. Pour une aide individuelle, le volume horaire est défini (généralement 24h) mais pour une aide mutualisée, pas de il n’est pas précisé. C’est le PIAL qui organisera la mutualisation et le nombre d’heures pour chaque élève. A la rentrée prochaine, tous les AESH seront gérés au sein d’un PIAL. L’administration rencontre des difficultés de recrutement d’AESH dans les secteurs ruraux et frontaliers avec la Suisse. Les représentant.es du SNUIPP-FSU craignent que les moyens humains soient rationalisés et que l’on en vienne à répartir la prise en charge d’un élève entre plusieurs AESH  L’administration affirme que des temps de bilan dans les PIAL auront lieu pour évaluer l’organisation et le respect des personnels accompagnants, en veillant notamment à ne pas changer leur emploi du temps chaque semaine.

Les représentant.es du SNUIPP-FSU demandent si la souplesse des PIAL pourrait permettre l’intervention en urgence d’AESH auprès des élèves de maternelle dont le comportement le nécessite alors qui ne bénéficient pas d’aide humaine.

L’administration répond qu’une aide humaine ne peut pas avoir lieu s’il n’y a pas de notification MDPH. L’administration évoque la dérive que l’école puisse se substituer à la MDPH. Si elle reconnaît la problématique spécifique des comportements de nombreux élèves de maternelle, elle estime que la solution se trouverait davantage dans la prise en charge par des enseignants spécialisés G...

Départs en formation CAPPEI / pré-mouvement ASH

Le nombre de départs possibles en CAPPEI sera défini le 19 février. La note de service sur le pré-mouvement ASH est à venir. Seuls les postes vacants apparaîtront sur ce pré-mouvement et les personnes qui obtiendraient satisfaction ne pourront pas participer au mouvement des enseignants du 1er degré du Doubs. L’administration n’apporte pas de réponse à nos craintes de voir disparaître les 3 postes G occupés par des collègues partants à la retraite en fin d’année.

Le SNUipp-FSU dénonce cette volonté non assumée de supprimer les postes G au sein des RASED et ré-affirme que ces personnels des réseaux d’aide sont indispensables pour permettre à une école réellement inclusive.

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