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CDEN du 21 janvier : la grande mascarade !

jeudi 23 janvier 2014

Les conseils d’école : dernière roue de la charrette !

Mardi soir s’est tenu le Comité Départemental de l’ Éducation Nationale devant adopter les nouveaux horaires des écoles pour la rentrée 2014. Cette instance seulement consultative réunit les représentants des parents d’élèves (FCPE et PEEP), des représentants des maires des communes du département, le conseil général, les représentants du personnel (SE/UNSA – SGEN – FSU), des représentants d’associations, l’inspection académique et la préfecture.

Simulacre de consultation.
Le SNUipp/FSU conteste les documents de travail.
Avant chaque instance, nous recevons des documents de travail. Les documents préparatoires à ce CDEN, envoyés une semaine avant cette instance, ne concernaient que 10 % des projets des communes. A notre arrivée, de nouveaux documents, rendant caduque tout notre travail de préparation, nous attendaient, regroupant cette fois 25 % des projets des communes et intégrant des grosses villes comme Besançon et Pontarlier. Il est important de rappeler que les conseils d’école de ces villes s’opposent massivement aux propositions de leur municipalité et l’avaient fait savoir au Dasen par le biais de courriers envoyés sous couvert de leur IEN.

Déclarations préalables des participants.
Le SNUipp/FSU conteste encore la mise en place du décret. Pour d’autres organisations de représentants : il faut aller de l’avant même si tout n’est pas parfait.
Lire la déclaration préalable du SNUipp-FSU...

Le SNUipp/FSU a légitimé les positions des conseils d’école.
Le SNUipp/FSU a rappelé que 40 conseils d’école de Besançon sur 69 se sont positionnés contre le projet de la ville de Besançon, tout comme la majorité des écoles de Pontarlier et d’autres écoles du département. Nous dénonçons la non prise en compte des prérogatives du conseil d’école.
Lorsque le conseil d’école ne s’est pas positionné comme la municipalité, un temps de médiation, de concertation devait être organisé comme s’y était engagé le Dasen dans une publication : rien n’a été fait.
Réponse de l’administration : nous n’avons pas connaissance d’autres propositions, si ce n’est 4 ou 5 écoles proposant d’autres organisations hors décret. Pour l’administration la médiation a eu lieu : la ville de Besançon est revenue sur sa proposition (transfert de 15 minutes de l’après-midi au matin) preuve qu’il y a eu concertation ! Et sur Pontarlier, le PEDT a été communiqué aux écoles : il y a eu concertation !
Décidément, le sens des mots n’est pas le même pour tous.
Nous affirmons qu’un nombre important d’écoles a fait parvenir au Dasen sous couvert des IEN des contre propositions. Alors, qui ment ? Le SNUipp/FSU a en sa possession les doubles des courriers de ces écoles, il les laisse volontiers à disposition du DASEN qui peut venir les consulter quand il veut dans nos locaux. Nous ne comprenons pas cette situation : le Dasen est destinataire de tous les compte-rendus des conseils d’école. L’analyse de ceux-ci aurait dû être faite.

Les enseignants dénigrés par les représentants de parents.
« Les équipes éducatives ne savent pas ou ne veulent pas partager, échanger ».
« Concernant le chiffre de 40 écoles de Besançon sur 69 qui contestent la proposition de la mairie, la façon dont ce chiffre a été construit est discutable. Le conseil d’école n’est pas un lieu de dialogue et de concertation. Les parents ont voté contre mais c’est parce qu’on leur a mal expliqué, on (les enseignants ?) leur a menti ».

Les représentants de parents sont satisfaits.
« Il y a eu de la concertation dans les villes. Il y a eu un gros travail de fait sur le terrain ».

Réponse à l’action du collectif parents/enseignants et Directeurs des écoles de Planoise.
Le collectif de parents et enseignants des écoles de Besançon a envoyé un courrier au DASEN et au maire de Besançon demandant la mise en place de la médiation annoncée.
Les directeurs des écoles ECLAIR-Diderot demandaient par un courrier envoyé au ministre sous couvert du Dasen, à entrer dans un processus expérimental pour la rentrée 2014. Réponse du Dasen : « Les écoles de Planoise s’adressent au ministre, j’en ai eu connaissance hier, je découvre cette propositon, je transmets. Il n’est pas posible de travailler dans ces conditions. On ne peut pas remettre en cause la veille du CDEN une organisation d’une ville. Je ne suis pas opposé à l’évolution du projet mais la commune de Besançon n’est pas en capacité de donner suite à ce genre de projet.
L’organisation proposée sur 7 demi-journées n’est pas acceptable, c’est une transgression du décret. Je ne peux pas valider et surtout la mairie n’a pas relayé ce projet.Ce soir, la mairie de Besançon n’est pas présente, la discussion pourra se poursuivre, des améliorations peuvent être apportées.
Les IEN et conseillers péda ont été très présents pendant les réunions de préparation et de concertation dans un maximum de communes dans la réflexion et dans la mise en œuvre. Des médiations pour rapprocher les points de vue des municipalités et des conseils d’école, il y en a eu, je n’ai pas fait de statistiques.
 »
Le SNUipp/FSU s’étonne de la « découverte » de cette proposition puisque les directeurs avaient déjà relayé cette demande auprès de l’équipe de circonscription ! De plus, Besançon ne devant pas passer à ce CDEN, il n’y avait aucune urgence.

Des votes difficiles à comprendre au vu des débats.

  • 4 contre : les représentants du SNUipp/FSU
  • 3 abstentions : 2 SE et 1 SGEN
  • 4 refus de vote : la FCPE
  • 5 pour : 2 de la PEEP, 1 maire, 1 représentant de l’UDAF, 1 Francas

5 POUR / 4 CONTRE : Le DASEN le reconnaît, le vote « POUR » n’est pas massif, mais c’est ainsi. 100 % des organisations horaires doivent être validées par le CDEN et elles le seront toutes, avec le CDEN du mois de juin.

5 POUR sur 16 votants ! Cela représente environ 30 % de votes favorables à ce qui est mis en place par les municipalités. La position du SNUipp/FSU correspond donc bien à la situation actuelle d’inquiétude, de colère relayée dans les conseils d’école.
La stratégie choisie par le DASEN est celle du rouleau compresseur mais nous (enseignants et parents) ne nous laisserons pas écraser ! Avec 30 % de POUR, le CDEN n’a rien validé, c’est le Dasen seul qui prend la responsabilité de dire que tout va bien. Le SNUipp/FSU trouve donc toute sa légitimité pour continuer à s’opposer à ce décret et à ces organisations qui ne correspondent pas aux attentes des conseils d’école.
Les parents d’élèves ont déjà annoncé des actions (le 7 février : pas de classe pour les élèves – le 8 février : manifestation académique). Le SNUipp/FSU appellera également à des actions entre le 8 et le 12 février.

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