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« NON ! » A LA CONTRE-REFORME DES RYTHMES SCOLAIRES

vendredi 31 janvier 2014

Le Ministre de l’Éducation Nationale tente de masquer la réalité mais « SA » réforme est largement contestée.

Les sondages interrogeant des professeurs des écoles, des parents, des élus vont tous dans le sens d’une demande de suspension immédiate de cette réforme. Lors du dernier CDEN dans le Doubs, avec seulement 30 % de votes POUR, le DASEN a tout de même validé des projets d’horaires contestés par tous sauf par les municipalités qui les présentaient. Dans la plupart des 20 % d’écoles qui ont mis cette réforme en place, le bilan actuel est sans appel : les enfants passent plus de temps à l’école dans une journée et ils sont plus fatigués à la fin de la semaine !

Cette « réforme » tourne le dos à des objectifs annoncés que tout le monde partageait :

Où sont passés les objectifs de plus grand respect des rythmes biologiques de l’enfant ; d’élèves plus attentifs pour mieux apprendre ; d’enfants moins fatigués et plus épanouis ; de meilleure articulation des temps scolaires et périscolaires … ?

Cette « réforme » a été mal engagée et trop vite.

La concertation n’a pas été suffisante et le cadre réglementaire du décret est beaucoup trop limité. Il ne permet même plus les expérimentations qui ont pourtant fait leurs preuves (modèle initié par Claire Lecomte, modèle de Moulins, …) Pour une véritable réforme qui organise les différents temps de vie de l’élève et de l’enfant, il faut mettre en débat des questions totalement oubliées :

  • Ne faut-il pas modifier le calendrier national pour une meilleure répartition du temps scolaire ? Pourquoi faudrait-il que les élèves français à l’école primaire continuent d’avoir autant d’heures de classe durant une année (864 heures) alors que ce total est beaucoup moins élevé dans la plupart des pays développés ?
  • Quelle sont les conditions matérielles (locaux) et d’encadrement (formation) indispensables à réunir pour garantir la qualité de ces nouvelles "activités " culturelles, artistiques ou sportives que l’on vous a tant promis ?
  • Comment améliorer les conditions de travail des enseignant(e)s afin qu’ils puissent améliorer l’organisation des enseignements durant le temps scolaire et faire mieux apprendre les élèves ?
  • Cette réforme des rythmes n’est en aucun cas un premier pas vers du mieux qui se mettrait en place dans les années futures ! C’est une réforme a minima avec une réduction de la journée insignifiante pour les élèves (mais comment pourrait-il en être autrement en ne « pensant » cette réforme qu’au niveau de la journée) et un allongement de la journée des enfants avec les activités périscolaires.

Cette réforme dégradera les conditions de travail et de vie personnelle des professeurs des écoles.

Enfin, le SNUipp-FSU se refuse à dissocier la question des rythmes de celle du budget de l’Éducation Nationale. C’est pourquoi, le SNUipp/FSU revendique aussi des moyens pour l’école et pour nos conditions de travail (baisse des effectifs par classe, moyens pour les RASED, le remplacement, véritable formation initiale et continue...).

Les enseignants, les élèves méritent beaucoup mieux que cette « réforme » bâclée qui dégrade davantage les conditions de travail et de vie de tous dans les écoles.

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