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Compte rendu du comité miroir au rectorat le mercredi 11 juin sur la formation initiale des enseignants

lundi 30 juin 2014

Ce comité miroir a été réuni à la demande de la FSU qui dresse une liste de questions concernant la formation, les stagiaires et les formateurs/tuteurs.

1) La formation

D’après E. Prédine, directeur de l’ESPE de Franche-Comté, les emplois du temps sont prêts, tout est bouclé concernant l’organisation des années de M1 et M2. « Cette année, on a essuyé les plâtres, c’est normal, mais l’année prochaine sera bien mieux organisée ».

Les maquettes n’ont pas beaucoup bougé par rapport à celles posées lors de l’accréditation ; celles-ci respectent les consignes ministérielles concernant les proportions entre les différents domaines (professionnalisation, didactique, pédagogie, etc.) Le tout sera imbriqué, semestre par semestre, tout sera bien lié.

En M1 : 2 semaines de stage d’observation en classe pour tous sauf les PE qui ont demandé 3 semaines afin d’observer les 3 cycles ; 2 semaines de stage en pratique accompagnée ; définition (co-construction) du thème du mémoire de M2 afin que les étudiants puissent utiliser les vacances d’été pour creuser l’aspect théorique (= prise d’avance pour l’élaboration du mémoire, l’année de M2 étant chargée entre le mi-temps de stage, les cours à l’ESPE et le mémoire à rendre).

En M2 : les lundis, mardis et vendredis seront réservés aux stages à mi-temps sur le terrain. Les mercredis et jeudis, cours à l’ESPE (250h sur l’année). Mémoire à caractère professionnel mais avec rigueur scientifique (ni un simple rapport de stage ni véritable mémoire de recherche théorique, un compromis entre les deux).

A la question du SNUipp sur l’organisation des mi-temps (supports ? organisation dans la semaine ? Question du mercredi ?), M. Milville (IA du Jura) répond qu’il pourra s’agir de mi-temps ou de 2 quarts temps, hors CP et hors éducation prioritaire (sauf demande exceptionnelle), en évitant autant que possible les cours multiples. Concernant les mercredis matins, les stagiaires pourraient être amenés à assurer la classe alors qu’ils auraient cours à l’ESPE. Cela a donc été anticipé : il y aura des relectures, des rattrapages de ces cours pour les étudiants n’ayant pu y assister. Le SNUipp indique que l’accueil des M2 dans les écoles a souvent été difficile et a engendré une surcharge de travail importante pour les collègues qui étaient complétés par un M2. Cette organisation leur a été imposée avec la promesse qu’ils n’auraient pas à les accompagner (puisqu’un tuteur s’en chargerait). La réalité a été toute autre. Mme Jannier (DRH de l’académie) précise que chacun doit avoir à l’esprit que la qualité de l’accueil des stagiaires de la part des écoles n’a pas forcément honoré l’image de ces écoles. L’état d’esprit doit être d’accueillir le stagiaire dans de bonnes conditions. La FSU spécifie qu’il ne s’agit pas seulement d’accueillir, mais d’un travail approfondi qui nécessite un réel investissement. Ceci est considéré par l’administration comme faisant partie des missions de tout un chacun.

Il y aura en M2 11 profils d’étudiants différents, entre ceux qui sortent de M1 en juin 2014, ceux qui ont validé le M1 et n’ont pas obtenu le concours, ceux qui ont le concours et sont titulaires d’un M2 autre que MEEF, ceux qui ont le concours sans expérience d’enseignement (il semble qu’aucun ne soit concerné dans la filière PE), etc.

Tous seront inscrits à l’ESPE. Ceux qui ont validé le M1 mais échoué au concours seront acceptés en M2 et suivront 4 UV en commun avec les M2 titulaires du concours. Ils ne suivront pas l’unité 4 (enseignement commun commun concernant tous les étudiants de toutes les disciplines du master : laïcité, droits et devoirs du fonctionnaire, posture de l’enseignant, socle commun…) Cet enseignement leur sera prodigué ultérieurement, durant leur année de stage. Ils pourront tout de même valider leur master en juin 2015, l’unité 4 étant remplacée par de la préparation au concours (un soixantaine d’heures pour les 2 semestres).

Remarque : CLES et C2I2E doivent être intégrés dans le parcours. Les lauréats du concours 2014 exceptionnel qui seront à la rentrée 2015 PE stagiaires à temps plein en classe ne bénéficieront plus (comme c’était la cas jusqu’à présent dans le Doubs) de 2 mois de stage d’observation en classe d’application. En effet, il ne s’agit plus des mêmes personnels, ceux-ci ont déjà été en responsabilité de classe à tiers temps, ils n’ont plus les mêmes besoins. Le SNUipp déplore cette régression et demande qu’à l’intérieur des départements, les affectations des stagiaires puissent être connues des intéressés avant la fin de l’année scolaire (et non fin août comme cela était le cas dans le Doubs). M. Milville répond qu’il est prévu de les affecter le plus tôt possible.

2) Les formateurs, les tuteurs

Le SNUipp demande que la situation des PEMF fasse l’objet d’une discussion approfondie durant cette réunion et que soient prises en compte les remarques suivantes :

- Les PEMF souhaitent que tous aient la possibilité d’intervenir aussi bien en visite sur le terrain qu’à l’ESPE. Cependant, ils ne sont pas formés pour mener des cours magistraux sur le plan purement théorique. Ils souhaitent que soit respectée leur mission de professionnels du terrain. Leurs interventions à l’ESPE doivent être en cohérence avec ce qui se passe dans les classes.

Réponse : Très peu de cours magistraux ont été donnés par des PEMF. Profond désaccord avec l’étiquetage PESPE = théoricien et PEMF = praticien. Les PEMF sont aussi des théoriciens ; ils ont réussi un examen difficile (CAPIPEMF) et ont des compétences avérées pour enseigner la théorie. Le SNUipp spécifie que PESPE et PEMF ont des formations et des compétences différentes qui doivent être reconnues en tant que telles.

- Toutes les heures ne doivent pas être comptabilisées de la même façon. Une pondération devrait exister comme c’était le cas dans tous les IUFM où 1 heure en IUFM équivalait à 3 heures en classe. Aujourd’hui, avec les ESPE, cela devrait être augmenté à 4 heures car tout est plus compliqué (nouvelles tâches ; on leur demande d’être force de propositions, concepteurs de cours, de faire cours, de concevoir des modalités d’évaluation, d’évaluer, de corriger des copies et de faire partie du collège des PEMF...) Toutes les interventions à l’ESPE devraient compter plus qu’une heure de classe. Cette année, 2 heures de cours magistral données par un PEMF ont été comptabilisées 2 heures sans aucune prise en compte de temps de préparation spécifique.

Réponse : L’année prochaine, 1 heure d’intervention d’un PEMF à l’ESPE équivaudra à 2,3 heures. De plus, s’il s’agit d’un cours magistral, il sera coefficienté (1,5 comme pour les enseignants du supérieur). Un PEMF doit 6h x 36 semaines = 216 heures pour la formation. Tous les PEMF auront un service équitablement réparti entre ESPE et éducation nationale ; 110 heures sur les 216 à l’ESPE, donc 110 : 2,3 = 48 heures effectives (voire moins si cours magistraux).

- Les PEMF sont en demande de travailler en co-intervention avec les enseignants de l’ESPE. Les regards théorique de l’enseignant de l’ESPE et pratique du PEMF sont complémentaires à la fois en classe et à l’ESPE. Une collaboration réelle et effective est nécessaire mais elle n’est pas rendue possible par le fonctionnement en « collèges ». Dans les IUFM, des temps collectifs institutionnels existaient et la situation de chaque stagiaire était discutée conjointement. Aujourd’hui, aucun temps d’échange n’est prévu entre PESPE et PEMF.

Réponse : E. Prédine spécifie qu’il va essayer de mettre en pratique la co-intervention. Concernant les heures de coordination, elles sont comprises dans le temps de travail des universitaires ainsi que dans celui des PEMF. En effet, 48 heures seront décomptées 110 ; les PEMF doivent trouver dans ces heures le temps de la préparation et celui des rencontres avec l’ESPE. Mme Jannier (DRH) ajoute que, d’après les textes de la DGRH, les PEMF bénéficient d’une indemnité de fonction revalorisée…

- Les PEMF reçoivent des ordres de mission indépendamment de l’IA et de l’ESPE et c’est à eux de gérer ; cela leur est impossible. (Exemples : il est arrivé qu’ils soient convoqués en même temps par l’IA pour visiter un stagiaire et l’ESPE pour donner un cours ou le matin à Montbéliard pour visiter un stagiaire et l’après-midi à Besançon pour donner un cours à l’ESPE. Ou encore, il est demandé à un PEMF de visiter un stagiaire en dehors de son jour de décharge et c’est à lui d’organiser son remplacement, un échange de service etc.) La double prescription pose un réel problème. Il est indispensable que les ordres de missions viennent d’un seul et même endroit, que les choses soient coordonnées en amont. Un planning prévisionnel est à mettre en place.

Réponse : La remarque est prise en compte. Il n’est pas possible que les ordres de mission viennent d’un seul et même endroit, mais la coordination sur les emplois du temps sera plus approfondie.

- Manque de lisibilité sur ce qui est demandé aux PEMF qui se voient confier des tâches sans savoir ce qu’on attend réellement d’eux. Par exemple, ils n’ont pas de grille d’évaluation lorsqu’ils se rendent sur le terrain ni lorsqu’ils sont amenés à corriger des copies d’examens. Ils doivent relire les mémoires, préparer aux oraux, noter, mais ne connaissent pas les critères d’évaluation. Réponse : Concernant ce qui est demandé aux PEMF, l’année prochaine, leur service sera 50% ESPE 50% éducation nationale. Il leur sera demandé de suivre les stagiaires « au titre de l’employeur » et d’intervenir dans la formation continue des enseignants (animations pédagogiques).

Concernant les mémoires des M2, les rapports du jury du concours 2014 permettront d’être plus au clair l’année prochaine. Il est prévu de reculer la date de dépôt des mémoires afin d’éviter tout travail inutile avec les mémoires des non admissibles comme cela a été le cas cette année.

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