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GT du 30/01/15 Congé formation professionnelle

mardi 3 février 2015

Modalités d’attribution du congé de formation professionnelle : « à plus tu pédales moins vite, à moins t’avances plus vite ! »

Les modalités d’attribution du congé de formation professionnelle ont fait l’objet de discussions en groupe de travail à deux reprises : le 16 décembre puis le 30 janvier dernier. Selon le dernier texte écrit par l’administration : Les demandes de CFP sont catégorisées en deux cas : 1er cas : les demandes dans le cadre d’une candidature relevant d’une volonté de développement des compétences professionnelles : concours interne éducation nationale, concours interne fonction publique, formation en sciences de l’éducation, sciences du langage ou en langues vivantes. 2ième cas : les demandes relevant d’une réorientation professionnelle.

Lors du premier groupe de travail (16 décembre), les représentants du SNUipp-FSU avaient demandé des éclaircissements par rapport au document qui semblait faire apparaître une hiérarchie, les demandes du type 1er cas apparaissant comme prioritaires sur celles du type 2ième cas. Cette interprétation avait alors été rectifiée par l’administration : pas de hiérarchie, les deux types des demandes seront étudiées.

Le SNUipp-FSU, soucieux que les deux types de demandes puissent systématiquement être pris en compte, soucieux que subsiste la possibilité d’obtenir un CFP pour réorientation professionnelle, avait proposé que soit instauré un quota, un contingent, pour chaque type de candidature.

Lors du deuxième groupe de travail (30 janvier), l’administration a informé les représentants des personnels que la proposition de contingentement n’avait pas été retenue par l’inspecteur d’académie et que « la priorité à la préparation des concours demeurerait ». Contradiction donc de ce qui avait été annoncé au précédent groupe de travail ou nouvelle erreur d’interprétation de la part des représentants des personnels ? Les représentants du SNUipp-FSU ont à nouveau demandé un éclaircissement ; mais leurs craintes ont bien vite été apaisées par l’exemple donné par l’IEN adjoint : « Toutes les candidatures seront étudiées. Je prends un exemple au hasard : Imaginons qu’il n’y ait aucune demande de congé pour préparer un concours ni aucune demande pour se former en sciences de l’éducation ou en langues, toutes les candidatures dans le cadre d’une reconversion professionnelle pourraient alors être étudiées ». NOUS SOMMES RASSURES !

A l’issue des ces deux séances de travail, les représentants du SNUipp-FSU ne sont donc toujours pas en mesure de communiquer à leurs collègues les modalités qui seront appliquées pour l’attribution des congés de formation professionnelle. La priorité sera peut-être donnée aux candidatures du type 1er cas, ou peut-être pas (selon les jours, selon les interlocuteurs !) l’incertitude et le flou demeurent. Et comme diraient certains, quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup . Pour les représentants du SNUipp-FSU, les décisions doivent être prises par l’inspecteur d’académie en toute transparence et les représentants des personnels doivent être en mesure d’expliquer les règles d’attribution, de contrôler l’équité de traitement des collègues. Notre travail, le rôle pour lequel les collègues nous ont majoritairement élu sont une fois de plus rendus difficiles par les décisions unilatérales de l’inspecteur d’académie du Doubs. Rappelons encore que dans le Jura, c’est l’inverse qui a été appliqué l’année dernière : le congé de formation professionnelle pour réorientation professionnelle était prioritaire sur tous les autres ! Belle cohérence académique !

Rappelons enfin que la dotation allouée au département par notre employeur pour assurer le droit de chacun des 3100 enseignants reste la première des difficultés pour celles et ceux qui souhaitent en bénéficier ; depuis plusieurs années, seuls 5 ou 6 collègues sont en mesure de suivre une formation.

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